En bref

MYPROGRAM

Tu es ?

Cette info nous aide à calibrer les charges et les allures.

Quel âge as-tu ?

L'intensité et la récupération sont ajustées selon l'âge.

Ton poids actuel

Sert à calibrer les charges et les dépenses caloriques.

POIDS

Ta taille

Permet d'adapter certains exercices et les calculs associés.

TAILLE

Quel est ton objectif ?

Cela détermine la structure et l'intensité de ton programme.

Affine ton choix pour un programme plus précis.

Fitness · Gagner en force

Que veux-tu travailler ?

Un seul mouvement prioritaire par programme pour progresser vite.

Fitness · Gagner en force

Tes 1RM actuels

Laisse vide si tu ne connais pas ton maximum : le programme démarre alors par une séance de calibration.

Fitness · Gagner en force

Quel est ton niveau en force ?

On adapte le type de programme et les charges à ta base actuelle.

As-tu une échéance ?

Une compétition, un test… Le programme montera vers cette date. Sinon, il tourne à son rythme idéal.

Running · Sprint

Quelle distance prépares-tu ?

Chaque distance a son propre équilibre entre explosivité et résistance à la vitesse.

Quel est ton objectif ?

Cela nous aide à calibrer l'intensité et la structure du programme.

Hyrox · Niveau actuel

Quel est ton temps actuel ?

Ton meilleur chrono sur un Hyrox.

:
Hyrox · Objectif

Quel temps vises-tu ?

L'objectif que tu veux atteindre sur ton prochain Hyrox.

:

Quel est ton niveau ?

Pour calibrer l'intensité de ton programme.

Combien de séances par semaine ?

Choisis un rythme que tu peux tenir sur la durée du programme.

Quels jours t'entraînes-tu ?

Tes séances seront planifiées automatiquement selon tes disponibilités.

SEMAINE

Durée du programme

Ton équipement

On adapte les exercices au matériel que tu as à disposition.

Une blessure à prendre en compte ?

Uniquement ce qui t'empêche réellement de faire un mouvement. Pour une simple gêne, consulte un médecin avant. On adapte ou on retire les exercices concernés.

Contraintes ou précisions ?

Douleurs, blessures, mouvements à éviter… (optionnel). Si renseigné, le programme s'adapte automatiquement.

Précisions

MyProgram guide, mais ne remplace pas un coach diplômé ni un avis médical. Consulte un professionnel de santé avant toute activité sportive.

Des précisions ?

Plus tu es précis, plus ton programme colle à ta réalité.

Personnalisation en cours…
Analyse de ton profil
Prêt à démarrer
Ce que tu as répondu
Créer ce programme dans l'app →
Sans carte · 7 jours offerts

Marche et cours en alternance : ton vrai point de départ

Vouloir courir 20 minutes d’affilée dès la première sortie, c’est le meilleur moyen de finir essoufflé, dégoûté, et souvent avec un tendon qui râle deux jours plus tard. Ton système cardiovasculaire progresse vite ; tes tendons, tes articulations et tes muscles, eux, ont besoin de plus de temps pour se blinder. La marche entrecoupée de course règle exactement ce décalage.

Le principe tient en une phrase : tu cours quelques minutes, tu marches pour récupérer, tu répètes. Semaine après semaine, la part courue augmente et la part marchée diminue, jusqu’à ce que la marche disparaisse d’elle-même. Cette méthode n’est pas une version au rabais de la course, c’est la façon intelligente de poser une base solide.

À quelle allure courir

La faute numéro un du débutant, c’est de courir trop vite. Ta référence n’est pas le chrono, c’est ta respiration : tu dois pouvoir tenir une conversation, sortir des phrases entières sans t’arrêter pour reprendre ton air. Si tu ne peux répondre que par des monosyllabes, ralentis. Oui, quitte à avoir l’impression d’avancer à peine. Si le souffle reste ton point faible, apprendre à mieux respirer en courant t’aidera autant que la progression du volume.

Ce n’est pas une lubie de coach. Chez les athlètes d’endurance, Seiler (2010) a montré qu’environ 80 % du volume d’entraînement se fait à basse intensité, et seulement 20 % à intensité élevée. Même les meilleurs passent donc l’essentiel de leur temps à courir lentement. Pour un débutant, le rapport penche encore plus vers le facile. La lenteur n’est pas un aveu de faiblesse, c’est le moteur de ta progression.

Le piège inverse guette aussi : courir toujours à une allure moyennement dure, ni vraiment facile ni vraiment rapide, cette « zone grise » qui fatigue sans faire beaucoup progresser. Stöggl & Sperlich (2014) ont observé que, chez des endurants entraînés, un entraînement polarisé — beaucoup de facile, un peu de dur, peu de moyen — battait le travail réalisé surtout au seuil. Pour toi qui débutes, la consigne est simple : reste franchement lent, tu introduiras le reste plus tard.

Trois séances par semaine, pas une de plus

Trois sorties, espacées d’au moins un jour, suffisent amplement pour démarrer. Ce jour de repos n’est pas du temps perdu : c’est pendant qu’il passe que ton corps répare et se renforce. Enchaîner les séances sans récupérer, c’est empiler la fatigue jusqu’à la blessure ou l’écœurement.

Un rythme qui fonctionne pour la plupart des gens : lundi, mercredi, samedi, par exemple. Les jours creux, tu peux marcher, pédaler ou nager tranquillement si l’envie est là, mais rien ne t’y oblige. Le repos complet fait partie du plan. Ce qui fera vraiment la différence sur huit semaines, ce n’est pas la séance parfaite, c’est le nombre de fois où tu enfiles tes chaussures pour de vrai.

Plan running débutant sur 8 semaines
Semaine 1
6 × (1 min course / 1 min 30 marche)
Semaine 2
6 × (1 min 30 course / 1 min 30 marche)
Semaine 3
6 × (2 min course / 1 min marche)
Semaine 4
5 × (3 min course / 1 min 30 marche)
Semaine 5
4 × (5 min course / 2 min marche)
Semaine 6
3 × (8 min course / 2 min marche)
Semaine 7
2 × (12 min course / 3 min marche)
Semaine 8
25 à 30 min de course continue
Chaque séance est encadrée de 5 minutes de marche d'échauffement et 5 minutes de retour au calme, à répéter trois fois par semaine.

Ton plan sur huit semaines

Voici une trame qui te mène de « je souffle au bout d’une minute » à « je tiens 30 minutes ». Chaque séance commence par 5 minutes de marche rapide pour t’échauffer, et se termine par 5 minutes de marche pour redescendre. Entre les deux, l’alternance course/marche, à répéter trois fois dans la semaine. Compte 25 à 35 minutes par sortie, échauffement inclus.

Ce plan n’est pas une loi gravée dans le marbre : c’est un fil conducteur.

Adapte plutôt que d’abandonner

Si une semaine te paraît trop dure — jambes lourdes, souffle qui ne suit pas, sommeil en vrac — refais le même bloc avant de passer à la suite. Personne ne te chronomètre. Reculer d’un cran pour mieux avancer n’a rien d’un échec ; c’est le signe que tu écoutes ton corps au lieu de le forcer. À l’inverse, si une semaine te semble facile, ne saute pas trois étapes d’un coup : la vitesse peut suivre alors que tes tendons, non.

Renforce ton corps pour courir mieux et te blesser moins

Courir, c’est encaisser plusieurs fois ton poids de corps à chaque foulée, des milliers de fois par sortie. Des muscles et des tendons solides absorbent ces chocs et te font gagner en économie de course, c’est-à-dire l’énergie que tu dépenses pour tenir une allure donnée. Plus elle est bonne, moins courir te coûte.

Ce lien est documenté : Barnes & Kilding (2015) recensent le renforcement musculaire et la pliométrie (des sauts courts et dynamiques) parmi les leviers qui améliorent cette économie. Depuis que j’entraîne (2020), c’est la première chose que je remets en place chez ceux qui se blessent en boucle : ce n’est presque jamais le cardio qui lâche, ce sont les tissus qui n’ont pas suivi.

Deux séances courtes par semaine, sans matériel, suffisent pour commencer :

Vise 2 à 3 séries de chaque, sur des jours où tu ne cours pas ou après une sortie facile. Les sauts pliométriques, eux, attendront que ta base soit posée : inutile de les ajouter le premier mois.

Échauffe-toi court, récupère sérieusement

Avant de courir, laisse tomber les étirements statiques — jambe tendue, on tire, on compte jusqu’à 20. Sur un corps froid, ils ne servent à rien. Préfère cinq minutes de marche rapide suivies de quelques montées de genoux, talons-fesses et deux ou trois accélérations douces. L’idée : monter en température progressivement.

Après la séance, remarche quelques minutes pour laisser ton cœur redescendre, bois, et dors. Le sommeil est l’endroit où se joue la vraie récupération. Étire-toi si ça te fait du bien, mais n’attends pas de miracle de ce seul geste.

Un dernier garde-fou sur la progression : augmente ton volume petit à petit, de l’ordre de 10 % d’une semaine à l’autre, et n’empile jamais plus de distance et plus de vitesse la même semaine. Toutes les trois ou quatre semaines, une semaine plus légère te laisse absorber ce que tu as construit. C’est là que le corps encaisse, pas pendant l’effort.

Chaussures et matériel : va à l’essentiel

Le seul achat qui compte vraiment, ce sont des chaussures de running adaptées à ton pied. Essaie-les en fin de journée, quand le pied est un peu gonflé, et garde un demi-centimètre devant les orteils. Ne cours pas dans de vieilles baskets de ville : l’amorti et le maintien ne sont pas les mêmes. Quand tes sensations changent et que la semelle s’écrase, il est temps d’en changer, souvent après quelques centaines de kilomètres.

Pour le reste, reste sobre : des vêtements respirants plutôt que du coton qui colle, et voilà. Une montre GPS peut être pratique pour suivre tes distances, mais elle ne courra pas à ta place. Commence avec ce que tu as déjà.

Inconfort normal ou douleur à surveiller

Apprends à faire la différence. Des courbatures diffuses dans les 24 à 48 heures après une séance, un souffle court les premières minutes, un point de côté passager : c’est le lot normal du débutant, ça s’estompe à mesure que tu t’adaptes.

Une douleur vive, localisée, qui pointe dans une articulation ou un tendon, qui persiste plusieurs jours ou s’aggrave à chaque foulée, c’est un autre signal. Là, on ne serre pas les dents : tu réduis, tu reposes, et si ça ne passe pas, tu consultes. Et si tu as des antécédents cardiaques ou articulaires, une pathologie connue, ou que tu reprends après une longue coupure, un feu vert médical avant de démarrer n’a rien d’excessif. Courir doit te construire, pas t’abîmer.

Les signes que ça marche, et ce n’est pas que le chrono

Le piège serait de ne juger ta progression qu’au temps affiché. Beaucoup de choses avancent avant que le chrono ne bouge :

Ces marqueurs-là sont souvent plus fidèles que la vitesse pure, surtout au début.

Et une fois que tu enchaînes tes 30 minutes ? L’essentiel de tes progrès continuera de venir du volume facile. Chez les coureurs de fond, Casado et al. (2020) observent que ce sont bien le volume en endurance et une pincée de travail plus rapide — tempo, intervalles courts — qui prédisent la performance. Traduit pour toi : garde tes sorties tranquilles comme colonne vertébrale, puis, seulement quand la base est là, ajoute quelques lignes droites en accélération en fin de séance. Rien d’urgent. Ce sera aussi le moment de viser plus loin, par exemple avec une méthode pour passer au 10 km sans marcher.

Le 5 km ne se gagne pas à la séance héroïque du dimanche. Il se construit foulée après foulée, dans la régularité un peu ennuyeuse des sorties faciles. Alors lace tes chaussures, marche cinq minutes, cours une minute, remarche. Recommence après-demain. Le reste vient tout seul.