Ton plan est bouclé, tes sorties longues sont dans les jambes, il reste vingt-quatre heures. Reste une question concrète : qu’est-ce que tu mets dans l’assiette, et surtout combien de glucides ?
La veille d’un marathon, vise 8 à 10 grammes de glucides par kilo de poids de corps sur la journée entière — environ 560 à 700 g pour un coureur de 70 kg. L’idée n’est pas de te gaver le soir, mais de saturer ton glycogène : le sucre que tes muscles et ton foie stockent pour alimenter les efforts longs.
Pourquoi viser tes réserves de glycogène ?
À allure marathon, ton organisme puise massivement dans le glycogène. Ces réserves sont limitées, et quand elles se vident — souvent autour du trentième kilomètre — c’est la sensation du « mur » : jambes lourdes, allure qui s’effondre, tête qui décroche. Charger la veille remplit le réservoir au maximum pour repousser ce moment.
Un détail qui surprend : chaque gramme de glycogène stocké retient de l’eau. Tu peux donc peser 1 à 2 kg de plus au réveil le jour J. C’est normal, et c’est même bon signe — pas une raison de paniquer sur la balance.
Tu es ?
Cette info nous aide à calibrer les charges et les allures.
Quel âge as-tu ?
L'intensité et la récupération sont ajustées selon l'âge.
Ton poids actuel
Sert à calibrer les charges et les dépenses caloriques.
POIDSTa taille
Permet d'adapter certains exercices et les calculs associés.
TAILLEQuel est ton objectif ?
Cela détermine la structure et l'intensité de ton programme.
Affine ton choix pour un programme plus précis.
Que veux-tu travailler ?
Un seul mouvement prioritaire par programme pour progresser vite.
Tes 1RM actuels
Laisse vide si tu ne connais pas ton maximum : le programme démarre alors par une séance de calibration.
Quel est ton niveau en force ?
On adapte le type de programme et les charges à ta base actuelle.
As-tu une échéance ?
Une compétition, un test… Le programme montera vers cette date. Sinon, il tourne à son rythme idéal.
Quelle distance prépares-tu ?
Chaque distance a son propre équilibre entre explosivité et résistance à la vitesse.
Quel est ton objectif ?
Cela nous aide à calibrer l'intensité et la structure du programme.
Quel est ton temps actuel ?
Ton meilleur chrono sur un Hyrox.
Quel temps vises-tu ?
L'objectif que tu veux atteindre sur ton prochain Hyrox.
Quel est ton niveau ?
Pour calibrer l'intensité de ton programme.
Combien de séances par semaine ?
Choisis un rythme que tu peux tenir sur la durée du programme.
Quels jours t'entraînes-tu ?
Tes séances seront planifiées automatiquement selon tes disponibilités.
SEMAINEDurée du programme
Ton équipement
On adapte les exercices au matériel que tu as à disposition.
Une blessure à prendre en compte ?
Uniquement ce qui t'empêche réellement de faire un mouvement. Pour une simple gêne, consulte un médecin avant. On adapte ou on retire les exercices concernés.
Contraintes ou précisions ?
Douleurs, blessures, mouvements à éviter… (optionnel). Si renseigné, le programme s'adapte automatiquement.
PrécisionsMyProgram guide, mais ne remplace pas un coach diplômé ni un avis médical. Consulte un professionnel de santé avant toute activité sportive.
Des précisions ?
Plus tu es précis, plus ton programme colle à ta réalité.
Voici le programme que la bibliothèque MyProgram retient pour ce profil.
Ton programme est construit sur-mesure dans l'app à partir de ces réponses.
Traduire les grammes en repas réels
Le chiffre fait peur sur le papier. Étalé sur la journée, il passe tout seul. Répartis l’apport sur trois repas et deux à trois collations plutôt que de tout empiler au dîner.
Pour un coureur de 70 kg qui vise ~600 g, une journée type peut ressembler à ça :
- Petit-déjeuner : gros bol de flocons d’avoine ou de riz au lait, pain blanc avec miel ou confiture, une banane, un jus de fruit.
- Midi : grande portion de pâtes ou de riz blanc, sauce tomate simple, un peu de poulet.
- Collations : fruits, barres de céréales, compotes, pain, une boisson sucrée.
- Soir : riz ou pâtes à nouveau, portion généreuse, protéine légère.
Pèse tes féculents crus une fois pour visualiser : 100 g de pâtes sèches, c’est environ 75 g de glucides. Tu comprends vite pourquoi il faut répartir sur la journée. Le lendemain matin, c’est un autre exercice : consulte notre guide sur le petit-déjeuner qui tient la distance pour caler ce dernier repas avant le départ.
Gras et fibres : à limiter ?
Oui. La veille, tu réduis deux choses. Les fibres d’abord — légumes crus, céréales complètes, légumineuses — pour éviter les allers-retours aux toilettes en course. C’est le seul moment où le riz blanc, les pâtes blanches et le pain blanc jouent en ta faveur : ils sont plus digestes que leurs versions complètes.
Le gras et les grosses portions de protéines ensuite. Rien de dangereux, mais ça cale, ça ralentit la digestion et ça prend la place des glucides. Sauces crémeuses, fritures, viandes grasses : tu remets ça après la ligne d’arrivée.
Le chargement ne court pas le marathon à ta place
Remplir tes réserves est la touche finale sur des mois de travail, pas un raccourci. Ce qui te fait tenir 42 km, c’est le volume accumulé à basse intensité : Seiler (2010) rappelle que les athlètes d’endurance passent environ 80 % de leur temps d’entraînement en allure facile, et Casado et al. (2020) montrent que c’est justement ce volume facile qui prédit la performance sur les longues distances. Le glycogène, tu le stockes bien parce que ton corps a appris à l’utiliser pendant ces mois-là. Sans la préparation, aucune assiette ne compensera.
Les erreurs qui gâchent la veille
- Tester un plat exotique ou un restaurant inhabituel : garde ce que ton estomac connaît déjà.
- Confondre « manger beaucoup » et « manger beaucoup de glucides » : une raclette n’est pas un chargement glucidique.
- Négliger l’hydratation et le sel : bois régulièrement et sale un peu tes repas, ça aide à retenir l’eau utile — et prépare dès maintenant ta stratégie pour bien t’hydrater pendant les 42 km.
- Se coucher l’estomac surchargé : le gros de l’apport se fait dans la journée, pas tard le soir.
En cas de trouble digestif chronique ou de pathologie particulière, cale ton plan avec un professionnel de santé plutôt qu’avec un forum.
Retiens le geste : un objectif en grammes par kilo, étalé du matin au soir, des glucides simples et digestes, peu de fibres. Le reste — l’allure, le mental, la gestion des ravitaillements — se joue déjà le lendemain, dossard sur la poitrine.