En bref
- Après une sortie facile, tu peux généralement recourir dès le lendemain — parfois le jour même si tu es aguerri.
- Après une séance dure (fractionné, tempo, sortie longue soutenue, course), laisse environ 48 heures avant le prochain gros effort.
- Si tu débutes, cale un jour de repos entre chaque sortie : tes tendons et tes os ont besoin de ce délai pour s’adapter.
Il n’existe pas un chiffre unique. Le repos idéal entre deux sorties dépend de l’intensité de la séance précédente, de ton niveau et de ton objectif — que ce soit progresser sur 10 km ou viser un semi-marathon. Quelques repères simples suffisent pourtant à t’organiser sans te blesser ni stagner.
Tu es ?
Cette info nous aide à calibrer les charges et les allures.
Quel âge as-tu ?
L'intensité et la récupération sont ajustées selon l'âge.
Ton poids actuel
Sert à calibrer les charges et les dépenses caloriques.
POIDSTa taille
Permet d'adapter certains exercices et les calculs associés.
TAILLEQuel est ton objectif ?
Cela détermine la structure et l'intensité de ton programme.
Affine ton choix pour un programme plus précis.
Que veux-tu travailler ?
Un seul mouvement prioritaire par programme pour progresser vite.
Tes 1RM actuels
Laisse vide si tu ne connais pas ton maximum : le programme démarre alors par une séance de calibration.
Quel est ton niveau en force ?
On adapte le type de programme et les charges à ta base actuelle.
As-tu une échéance ?
Une compétition, un test… Le programme montera vers cette date. Sinon, il tourne à son rythme idéal.
Quelle distance prépares-tu ?
Chaque distance a son propre équilibre entre explosivité et résistance à la vitesse.
Quel est ton objectif ?
Cela nous aide à calibrer l'intensité et la structure du programme.
Quel est ton temps actuel ?
Ton meilleur chrono sur un Hyrox.
Quel temps vises-tu ?
L'objectif que tu veux atteindre sur ton prochain Hyrox.
Quel est ton niveau ?
Pour calibrer l'intensité de ton programme.
Combien de séances par semaine ?
Choisis un rythme que tu peux tenir sur la durée du programme.
Quels jours t'entraînes-tu ?
Tes séances seront planifiées automatiquement selon tes disponibilités.
SEMAINEDurée du programme
Ton équipement
On adapte les exercices au matériel que tu as à disposition.
Une blessure à prendre en compte ?
Uniquement ce qui t'empêche réellement de faire un mouvement. Pour une simple gêne, consulte un médecin avant. On adapte ou on retire les exercices concernés.
Contraintes ou précisions ?
Douleurs, blessures, mouvements à éviter… (optionnel). Si renseigné, le programme s'adapte automatiquement.
PrécisionsMyProgram guide, mais ne remplace pas un coach diplômé ni un avis médical. Consulte un professionnel de santé avant toute activité sportive.
Des précisions ?
Plus tu es précis, plus ton programme colle à ta réalité.
Voici le programme que la bibliothèque MyProgram retient pour ce profil.
Ton programme est construit sur-mesure dans l'app à partir de ces réponses.
Le repos se règle sur l’intensité, pas sur le calendrier
Toutes les sorties ne fatiguent pas ton corps de la même façon. Un footing tranquille sollicite surtout ton système cardio et quelques fibres musculaires ; tu récupères vite. Une séance de fractionné, un tempo ou une sortie longue rapide créent des micro-dégâts musculaires, vident tes réserves de glycogène et fatiguent ton système nerveux. Là, la récupération prend nettement plus de temps.
C’est pour ça que les coureurs d’endurance construisent leur semaine autour de l’intensité. Les travaux de Seiler (2010) montrent que les athlètes d’endurance passent environ 80 % de leur volume à basse intensité et 20 % à haute intensité. Autrement dit, la majorité de tes kilomètres devraient être faciles, donc peu coûteux à récupérer, et une minorité vraiment intenses, donc à espacer.
Depuis que j’entraîne, l’erreur que je vois le plus souvent, c’est le coureur qui court toutes ses sorties à la même allure : ni assez lente pour récupérer, ni assez rapide pour progresser. Cette « zone grise » fatigue sans faire avancer.
48 heures entre deux séances exigeantes
Pour les séances dures — fractionné, seuil/tempo, sortie longue soutenue, course — le repère le plus fiable reste d’attendre environ 48 heures avant le prochain effort du même type. Ce délai laisse le muscle réparer ses fibres, reconstituer son glycogène et le système nerveux souffler.
Entre ces deux séances dures, tu n’as pas à rester immobile : un footing facile ou un jour de repos complet font parfaitement l’affaire.
Enchaîner les efforts intenses jour après jour est le meilleur moyen de te blesser et de plafonner. Stöggl et Sperlich (2014) ont montré que l’entraînement polarisé — beaucoup de facile, un peu de très intense — donne de meilleurs résultats qu’un travail réalisé surtout au seuil chez des sportifs déjà entraînés. Multiplier les séances « moyennement dures » collées les unes aux autres, c’est le pire des deux mondes : trop dur pour récupérer, trop mou pour vraiment stimuler.
Les footings faciles s’enchaînent presque sans délai
Une sortie à allure conversationnelle — tu peux parler en courant — ne demande pas 48 heures. Beaucoup de coureurs confirmés courent tous les jours, certains deux fois par jour, précisément parce que l’essentiel de leur volume est facile.
La condition : que le facile soit vraiment facile. Si tu forces sur tes footings, tu les transformes en séances moyennement dures et tu perds le bénéfice de la récupération active. Chez les coureurs de fond, Casado et al. (2020) constatent que le volume de course facile, combiné au travail tempo et aux intervalles courts, prédit la performance. Le facile n’est pas du temps perdu : c’est la base qui rend les séances dures possibles.
Débutant : le repos protège d’abord tes articulations
Si tu commences, ton cœur et tes poumons progressent vite — souvent plus vite que le reste. Tes tendons, tes ligaments et tes os, eux, s’adaptent lentement. Tu peux te sentir capable d’enchaîner alors que tes structures n’ont pas encore encaissé le choc répété de la foulée.
D’où le conseil classique : un jour de repos entre chaque sortie, soit trois séances par semaine pour démarrer — c’est exactement la logique d’un programme running débutant bien construit. Ce n’est pas de la prudence excessive, c’est ce qui évite la plupart des pépins du débutant (périostite, tendinite, douleurs de genou) liés au « trop, trop vite ». Ajoute du volume progressivement, une semaine après l’autre, plutôt que d’un coup.
Repère les signes d’une récupération incomplète
Le calendrier donne un cadre, ton corps donne la vérité. Quelques signaux montrent que tu n’as pas assez récupéré :
- jambes lourdes ou courbatures qui traînent au-delà de deux jours ;
- fréquence cardiaque plus haute que d’habitude à l’effort facile ;
- sommeil perturbé, irritabilité, motivation en berne ;
- allures habituelles qui deviennent soudain difficiles à tenir.
Le sommeil, l’alimentation, le stress et l’âge pèsent tous sur ta vitesse de récupération : deux personnes qui suivent le même plan ne récupèrent pas au même rythme. Si un signal persiste, ajoute un jour de repos — tu ne perds rien, tu consolides. Et si une douleur s’installe ou t’inquiète, consulte un professionnel de santé plutôt que de courir dessus.
À quoi ressemble une semaine bien espacée
Pour un coureur intermédiaire qui prépare un 10 km sans marcher, une trame qui respecte le délai de 48 heures entre efforts durs pourrait ressembler à ça :
- Lundi : repos
- Mardi : fractionné (séance dure)
- Mercredi : footing facile ou repos
- Jeudi : tempo à allure 10 km (séance dure)
- Vendredi : repos
- Samedi : sortie longue en endurance
- Dimanche : footing facile de récupération ou repos
Les trois temps forts (mardi, jeudi, samedi) sont séparés par au moins une journée plus légère. Un débutant garderait la même logique en se limitant à trois sorties très faciles espacées d’un jour de repos, sans fractionné au départ.
Retiens le principe plutôt que le chiffre : plus une séance est intense, plus elle demande de repos avant la suivante du même acabit. Garde tes journées faciles vraiment faciles, protège tes efforts durs par 48 heures, et ajuste selon ce que ton corps te renvoie. C’est cet espacement, bien plus que le nombre de kilomètres, qui transforme l’entraînement en progrès.