En bref
- Sous 1 h 15 d’effort, l’eau suffit le plus souvent : tes réserves de glycogène tiennent. Au-delà, prévois une vraie collation.
- Vise 30 à 60 g de glucides par heure dès 40 à 45 minutes de course : gel, pâtes de fruits, dattes, banane ou boisson isotonique.
- La règle qui ne se négocie pas : teste tout à l’entraînement, jamais un produit nouveau le jour de la course.
Tu es ?
Cette info nous aide à calibrer les charges et les allures.
Quel âge as-tu ?
L'intensité et la récupération sont ajustées selon l'âge.
Ton poids actuel
Sert à calibrer les charges et les dépenses caloriques.
POIDSTa taille
Permet d'adapter certains exercices et les calculs associés.
TAILLEQuel est ton objectif ?
Cela détermine la structure et l'intensité de ton programme.
Affine ton choix pour un programme plus précis.
Que veux-tu travailler ?
Un seul mouvement prioritaire par programme pour progresser vite.
Tes 1RM actuels
Laisse vide si tu ne connais pas ton maximum : le programme démarre alors par une séance de calibration.
Quel est ton niveau en force ?
On adapte le type de programme et les charges à ta base actuelle.
As-tu une échéance ?
Une compétition, un test… Le programme montera vers cette date. Sinon, il tourne à son rythme idéal.
Quelle distance prépares-tu ?
Chaque distance a son propre équilibre entre explosivité et résistance à la vitesse.
Quel est ton objectif ?
Cela nous aide à calibrer l'intensité et la structure du programme.
Quel est ton temps actuel ?
Ton meilleur chrono sur un Hyrox.
Quel temps vises-tu ?
L'objectif que tu veux atteindre sur ton prochain Hyrox.
Quel est ton niveau ?
Pour calibrer l'intensité de ton programme.
Combien de séances par semaine ?
Choisis un rythme que tu peux tenir sur la durée du programme.
Quels jours t'entraînes-tu ?
Tes séances seront planifiées automatiquement selon tes disponibilités.
SEMAINEDurée du programme
Ton équipement
On adapte les exercices au matériel que tu as à disposition.
Une blessure à prendre en compte ?
Uniquement ce qui t'empêche réellement de faire un mouvement. Pour une simple gêne, consulte un médecin avant. On adapte ou on retire les exercices concernés.
Contraintes ou précisions ?
Douleurs, blessures, mouvements à éviter… (optionnel). Si renseigné, le programme s'adapte automatiquement.
PrécisionsMyProgram guide, mais ne remplace pas un coach diplômé ni un avis médical. Consulte un professionnel de santé avant toute activité sportive.
Des précisions ?
Plus tu es précis, plus ton programme colle à ta réalité.
Voici le programme que la bibliothèque MyProgram retient pour ce profil.
Ton programme est construit sur-mesure dans l'app à partir de ces réponses.
Faut-il vraiment manger pendant un semi-marathon ?
Ça dépend d’une seule chose : ton temps sur la ligne.
Tes muscles stockent du glycogène, le carburant prioritaire à allure soutenue. Ce stock couvre grosso modo 60 à 90 minutes d’effort intense avant de baisser sérieusement. Fais le calcul avec ton chrono visé, et si tu veux revoir toute ta préparation dans le détail, notre guide complet pour réussir tes 21 km reprend chaque étape.
Si tu boucles ton semi en moins d’1 h 15, tu peux souvent te contenter d’eau — à condition d’arriver avec des réserves pleines. Un gel en cours de route ne fait pas de mal, mais tu ne t’écrouleras pas sans.
Si tu cours entre 1 h 45 et 2 h 30, comme la plupart des amateurs, la seconde moitié se joue sur ta gestion du carburant. C’est là que guette le « mur » : la chute brutale de rythme quand le glycogène se vide. T’alimenter avant d’être à sec, c’est tenir ton allure jusqu’au bout au lieu de la subir.
Combien de glucides par heure
La fourchette de référence pour un effort d’endurance de cette durée tourne autour de 30 à 60 g de glucides par heure. Sur un semi, ça représente 1 à 3 prises au total selon ton temps et ta tolérance.
Si ton estomac n’a pas l’habitude, commence bas — 30 à 40 g par heure — puis monte au fil de tes préparations.
Un facteur que beaucoup oublient : plus ta foulée est efficace, moins tu brûles d’énergie à allure donnée, et plus ton glycogène dure. C’est tout l’enjeu de l’économie de course, que Barnes & Kilding (2015) décrivent comme un déterminant majeur de la performance, améliorable notamment par le renforcement et la pliométrie. Un coureur économe a besoin d’un peu moins de sucre pour le même effort — mais tant que tu n’en es pas là, table sur la fourchette.
Les collations qui tiennent la route
Le bon choix, c’est celui qui passe vite, se transporte facilement et que ton ventre supporte à l’effort. Tes options :
- Les gels énergétiques : environ 20 à 30 g de glucides, compacts, absorption rapide. Le plus pratique à emporter, mais à avaler avec de l’eau, sinon l’estomac proteste.
- Les pâtes de fruits ou gommes énergétiques : faciles à doser bouchée par bouchée, moins concentrées, plus douces pour le ventre.
- Les dattes : sucre naturel, très denses en glucides, bien tolérées par beaucoup. Dénoyautées, évidemment.
- Les fruits secs (abricots, raisins) : efficaces, mais mastication plus longue et fibres qui peuvent gêner à haute intensité.
- La banane : classique des ravitaillements, riche en glucides et en potassium, mais encombrante à porter soi-même.
- La boisson isotonique : glucides et hydratation d’un coup, avec un dosage autour de 6 à 8 % de sucre pour ne pas ralentir la digestion.
Pas besoin de tout combiner. Une ou deux options que tu maîtrises valent mieux qu’un buffet jamais testé.
Le bon timing, prise par prise
N’attends pas d’être vide : quand les jambes deviennent lourdes, il est déjà trop tard.
Prends ta première collation vers 40 à 45 minutes, puis renouvelle toutes les 20 à 30 minutes. Fractionne : de petites quantités régulières passent bien mieux qu’une grosse dose d’un coup, qui reste sur l’estomac. Cale idéalement tes prises juste avant ou pendant un ravitaillement, pour boire dans la foulée.
Bois, mais sans excès
L’hydratation accompagne l’alimentation : un gel concentré sans eau, c’est le ticket direct vers les crampes d’estomac. Si le sujet te semble flou, notre article sur comment bien s’hydrater pendant un marathon détaille les mêmes principes, transposables à ton semi.
Aux ravitaillements, bois par petites gorgées régulières plutôt que de te remplir d’un coup. Sur un semi par température modérée, inutile d’engloutir des litres — trop boire n’est pas plus malin que pas assez. La boisson isotonique reste le combo le plus simple pour gérer sucre et liquide ensemble.
Ton estomac s’entraîne comme tes jambes
C’est le principe le plus sous-estimé : le système digestif s’habitue. Prendre des glucides en courant, à intensité, ça se répète jusqu’à devenir un non-événement.
Intègre tes gels, dattes ou boissons à tes sorties longues, dans les conditions exactes de la course : même produit, même timing, même allure cible. Tu sauras ce qui passe et ce qui te retourne le ventre bien avant le jour J. Un produit inconnu testé en pleine course, c’est la loterie — souvent la mauvaise pioche. Et si tu as une pathologie comme un diabète ou des troubles digestifs chroniques, construis ta stratégie avec un professionnel de santé.
Les pièges qui plombent une course
- Tester un nouveau gel ou une nouvelle marque le matin même.
- Avaler un gel concentré sans une gorgée d’eau derrière.
- Charger en fibres ou en gras au petit-déjeuner : digestion lente, ventre plombé.
- En faire trop : au-delà de ce que tu tolères, le sucre stagne et produit l’inverse de l’effet recherché.
- Attendre le coup de moins bien pour t’alimenter, alors qu’il faut anticiper.
La collation ne remplace pas le moteur
Un dernier cadrage, parce qu’on inverse souvent les priorités. Le ravitaillement optimise une course, il ne la fabrique pas. Ce qui te fait tenir l’allure, c’est le moteur aérobie construit à l’entraînement.
Chez les coureurs de fond, Casado et al. (2020) montrent que le volume de course facile, couplé au travail de tempo et d’intervalles courts, prédit la performance — pas la stratégie sucre. Une logique qui rejoint la répartition d’intensité décrite par Seiler (2010), autour de 80 % du volume à basse intensité pour 20 % à haute intensité.
Ta collation, c’est un protocole que tu répètes à l’entraînement et que tu appliques sans réfléchir le jour J : une prise vers 45 minutes, puis toutes les 20 à 30 minutes, avec de l’eau, dans la limite de ce que ton ventre encaisse. Le reste se gagne sur les semaines de préparation, pas sur la table de ravitaillement.