Tu approches de ta prochaine Hyrox et une question tourne en boucle : combien de temps de repos avant une course Hyrox faut-il vraiment prévoir ? Réponse claire tout de suite, puis le plan jour par jour.
La réponse rapide
Pour arriver frais le jour J, prévois 7 à 10 jours de réduction progressive de la charge. Ta dernière grosse séance intense se place 5 à 7 jours avant le départ. Les 48 à 72 heures qui précèdent la course : repos ou activité très légère. La veille : repos complet, ou une petite activation de 20 minutes maximum.
Ce n’est pas dix jours de canapé. C’est de l’affûtage. Tu lèves le pied sans t’éteindre.
Tu es ?
Cette info nous aide à calibrer les charges et les allures.
Quel âge as-tu ?
L'intensité et la récupération sont ajustées selon l'âge.
Ton poids actuel
Sert à calibrer les charges et les dépenses caloriques.
POIDSTa taille
Permet d'adapter certains exercices et les calculs associés.
TAILLEQuel est ton objectif ?
Cela détermine la structure et l'intensité de ton programme.
Affine ton choix pour un programme plus précis.
Que veux-tu travailler ?
Un seul mouvement prioritaire par programme pour progresser vite.
Tes 1RM actuels
Laisse vide si tu ne connais pas ton maximum : le programme démarre alors par une séance de calibration.
Quel est ton niveau en force ?
On adapte le type de programme et les charges à ta base actuelle.
As-tu une échéance ?
Une compétition, un test… Le programme montera vers cette date. Sinon, il tourne à son rythme idéal.
Quelle distance prépares-tu ?
Chaque distance a son propre équilibre entre explosivité et résistance à la vitesse.
Quel est ton objectif ?
Cela nous aide à calibrer l'intensité et la structure du programme.
Quel est ton temps actuel ?
Ton meilleur chrono sur un Hyrox.
Quel temps vises-tu ?
L'objectif que tu veux atteindre sur ton prochain Hyrox.
Quel est ton niveau ?
Pour calibrer l'intensité de ton programme.
Combien de séances par semaine ?
Choisis un rythme que tu peux tenir sur la durée du programme.
Quels jours t'entraînes-tu ?
Tes séances seront planifiées automatiquement selon tes disponibilités.
SEMAINEDurée du programme
Ton équipement
On adapte les exercices au matériel que tu as à disposition.
Une blessure à prendre en compte ?
Uniquement ce qui t'empêche réellement de faire un mouvement. Pour une simple gêne, consulte un médecin avant. On adapte ou on retire les exercices concernés.
Contraintes ou précisions ?
Douleurs, blessures, mouvements à éviter… (optionnel). Si renseigné, le programme s'adapte automatiquement.
PrécisionsMyProgram guide, mais ne remplace pas un coach diplômé ni un avis médical. Consulte un professionnel de santé avant toute activité sportive.
Des précisions ?
Plus tu es précis, plus ton programme colle à ta réalité.
Voici le programme que la bibliothèque MyProgram retient pour ce profil.
Ton programme est construit sur-mesure dans l'app à partir de ces réponses.
L’affûtage, c’est quoi au juste ?
L’affûtage (ou « taper ») consiste à réduire ton volume d’entraînement dans la dernière ligne droite, tout en gardant un peu d’intensité. Le but : effacer la fatigue accumulée sans perdre ta forme.
Ton corps profite de ce sas pour :
- reconstituer ses réserves d’énergie (le glycogène, ton carburant) ;
- réparer les micro-dégâts musculaires ;
- récupérer nerveusement, pour rester explosif le jour J.
La peur classique : « si je m’arrête, je vais tout perdre ». Faux. Ta forme s’est construite sur des semaines, elle ne s’évapore pas en quelques jours. La fatigue, elle, disparaît vite. C’est tout l’intérêt. D’ailleurs, si tu te demandes régulièrement comment savoir si tu récupères assez entre tes séances de musculation, les mêmes signaux (sommeil, motivation, sensations à l’échauffement) s’appliquent à l’affûtage pré-course.
Le rétroplanning des 10 derniers jours
J-10 à J-7 : ta dernière grosse séance
C’est le moment de ta dernière séance vraiment exigeante : bloc de force lourd, WOD long, ou simulation partielle de course. Après ça, tu ne cherches plus à progresser. Le travail est déjà dans les jambes.
J-7 à J-4 : tu coupes le volume
Réduis ton volume d’environ moitié. Tu gardes des séances, mais plus courtes. Conserve un peu d’intensité avec des efforts brefs — intervalles courts, quelques reps sur les stations — pour rester affûté. Zéro nouveauté : ce n’est pas le moment de tester un mouvement ou une stratégie que tu ne maîtrises pas. C’est aussi une bonne période pour revoir tes repères entre les stations : savoir combien de temps courir entre chaque station en Hyrox t’aide à garder un pacing réaliste sans forcer inutilement à l’entraînement.
J-3 à J-2 : léger, très léger
Séances courtes d’activation, 20 à 30 minutes : footing facile, mobilité, quelques accélérations. Tu bouges pour entretenir, pas pour te vider. Tu dois finir chaque séance avec l’impression d’en avoir encore largement sous le pied. Si tu inclus encore un peu de renforcement, garde en tête les principes du temps de repos entre les séries en musculation pour ne pas transformer une séance censée être légère en séance fatigante.
J-1 : la veille
Repos complet. Si rester immobile te rend nerveux, fais une activation très courte : 15 à 20 minutes de marche ou de footing léger, un peu de mobilité. Point final. Ensuite, tu prépares ton sac, tu manges tes glucides et tu dors.
Jour J : repos ne veut pas dire immobilité
Le piège : croire que « repos » signifie arriver froid sur la ligne. Non. Un échauffement complet reste indispensable — cardio progressif, mobilité, activation des stations. Le repos, c’est ce que tu as fait les jours précédents. Pas le matin de la course.
Repos total ou repos actif ?
Les deux ont leur place, selon le moment.
- Repos actif (footing lent, vélo souple, mobilité) : parfait en début et milieu d’affûtage. Ça accélère la récup sans ajouter de fatigue.
- Repos total : utile sur les 1 à 2 derniers jours, surtout si tu tournes d’habitude à gros volume.
Le bon repère : tu dois arriver sur la ligne avec des jambes qui « démangent », pas des jambes lourdes. Pour optimiser ces phases de repos actif, certaines techniques pour récupérer plus vite entre deux séances de musculation fonctionnent tout aussi bien en contexte Hyrox.
Ça dépend de ton niveau
Pas de chiffre magique universel.
- Débutant / première Hyrox : mieux vaut arriver un peu trop reposé que cramé. Une coupure franche de 2 à 3 jours pleins ne te pénalisera pas.
- Intermédiaire : le schéma 7 à 10 jours ci-dessus est ton repère.
- Gros volume habituel : tu peux garder un peu plus de fréquence, mais toujours en baissant l’intensité et la durée.
Ton ressenti prime. Fatigue qui traîne, sommeil pourri, motivation à plat : pousse le repos d’un cran.
Les erreurs qui plombent ta course
- La « séance de la dernière chance ». À J-2, tu ne gagnes plus rien. Tu ne fais qu’empiler de la fatigue. Range l’ego.
- Le repos total trop long. Dix jours de canapé complet et tu arrives engourdi, lourd, décalé. Bouge léger.
- Tester du neuf. Nouvelles chaussures, nouveau petit-déjeuner, nouvelle stratégie de pacing : jamais dans la dernière semaine.
- Négliger le sommeil. C’est ton meilleur outil de récup. Pendant l’affûtage, vise des nuits complètes et régulières.
Si tu utilises encore un peu de course dégradée pendant cette phase d’activation légère, garde des allures très modérées : la course dégradée, définition et méthode reste un bon outil pour maintenir un peu de rythme sans creuser la fatigue.
Un mot sur ta santé
Si tu traînes une douleur, une blessure ou une pathologie, l’affûtage ne réglera rien tout seul. Fais le point avec un professionnel de santé avant de te placer sur une ligne de départ. Aucune course ne vaut une blessure sérieuse.
Le repos, ça se planifie aussi
Un bon affûtage n’est pas de l’impro de dernière minute. C’est la suite logique d’un plan qui a monté en charge au bon moment, puis redescend au bon moment. Encore faut-il que ton programme sache exactement où tu en es.